mardi 30 août 2016

EXISTE-T-IL UN LIEN ENTRE SÉRIES ET TÉLÉRÉALITÉ ?

Ceux qui me suivent sur Twitter l’auront peut-être compris, l’été, je tweet en direct Secret Story (une émission de téléréalité française pour les profanes). Ça fait maintenant deux ans que j’ose le dire haut et fort (au moins le dire, c’est déjà ça). Alors que je tentais de faire un peu d’introspection (ce qui doit m’arriver une fois par an environs), je me suis demandé quelles raisons me poussaient à regarder Secret Story (comme je ne regarde jamais la téléréalité).

J’ai été élevée dans une famille d’intellectuels, des personnes qui préféraient un livre à la télévision et ma découverte de la TV s’est faite tardivement. Je n’ai jamais regardé la Star Academy et, encore aujourd’hui, j’allume rarement la TV. Mon intérêt pour ces programmes est donc récent, mais pourquoi est-ce que je m’y suis intéressée et quels parallèles est-il possible de faire avec les séries qu’on regarde ?

Un format d’épisodes

Toutes les séries fonctionnent sur cette base : des épisodes réguliers qu’on regarde en ligne ou à la TV et dont on parle avec les autres fans de la série. Pour la téléréalité, c’est un peu la même chose à intervalle plus régulier (généralement tous les jours pour une téléréalité comme Secret Story, toutes les semaines pour d’autres – qui ne me viennent pas en tête à l’instant). On a cette satisfaction d’attendre la suite des aventures de nos héros préférés, l’histoire se développe au fil des épisodes, l’intrigue s’épaissit.

Réalité ou fiction ?

J’en suis arrivée à un point où je ne me pose même plus la question de savoir si une émission est réelle ou totalement orchestrée. J’ai fini par estimer qu’il y avait un peu de tout – même si mon expérience avec la téléréalité est un peu limitée, je l’admets. D’une certaine manière, le caractère réel d’une histoire qu’on regarde évoluer devant nous n’importe que très peu. Je veux bien entendre les concurrent nous raconter à quel point tout était vrai, je pense que l’intérêt de la téléréalité ne réside pas en la quantité de réalité qui nous est présenté (et c’est sans doute mieux comme ça). La téléréalité, c’est avant tout un divertissement, comme une bonne série (ou une série médiocre, encore une fois, ça dépend toujours du programme) et comme tout bon divertissement, il faut une histoire que les spectateurs voudront suivre avec intérêt pendant plusieurs semaines, plusieurs mois (et même plusieurs années dans le cadre des séries qu’on suit pendant plus de 7 saisons par exemple). On retrouve un peu ce type d’idée dans Hunger Games qui présente une sorte de téléréalité bien particulière où Katniss et Peeta sont maintenus en vie tant que le Capitole est divertit et qu’il peut voir leur histoire d’amour évoluer. De la même manière, il est rare de voir un couple séparé dans Secret Story (Nathalie et Vivian tous les deux en finale, Emilie et Rémi, Vincent et Alexia, Marie et Goeffrey – tous en finale, ensembles) puisque le spectateur s’intéresse à leur histoire, veut savoir ce qu’il se passera ensuite.

Quand un candidat divertit les téléspectateurs, il est plus susceptible de rester dans l’aventure. C’est un peu pareil avec les séries. La loi des audiences ne ment pas et le spectateur est roi. Par exemple, dans la série Supernatural, le personnage de Bella avait été présenté aux fans lors d’un épisode de la saison 3 et était pressentie pour être un personnage récurrent dans la série. A cause de l’accueil négatif des fans de la série, Bella a été tuée par les chiens de l’Enfer. Dramatique, oui, mais bon pour l’audience puisque Bella n’était plus dans le champ et que les fans étaient contents (pas moi, j’aimais bien Bella). Donc vous pouvez toujours tenter de faire jeter ce personnage de série que vous détestez, faites-moi savoir comment ça se passe.

Des personnages identifiables et intéressants

Nous, simples êtres humains, nous aimons classifier les choses. C’est pour cette raison que plus un personnage rentre simplement dans une boîte, plus nous sommes susceptibles de nous en souvenir et de nous y intéresser. Si, par la suite, le personnage se révèle avoir plus d’une couche – en gros, être intéressant – c’est encore mieux. Toujours est-il qu’au départ, un stéréotype marche toujours bien. Par exemple, dans la série The Vampire Diaries, le personnage de Caroline Forbes est l’archétype de la blonde populaire, un peu con-con, qui aime plaire mais qui n’arrive pas à avoir l’homme qu’elle désire (amoureux de l’héroïne, sinon c’est pas drôle). Il faudra attendre une saison entière pour que se développe d’autres aspects de sa personnalité qui ont fait d’elle l’un de mes personnages préférés (toutes séries confondues).

Pour la téléréalité, c’est généralement la même chose. Les candidats choisis sont ceux qui rentrent facilement dans une boîte, qu’on pense cerner rapidement. Ce sont ceux qui ont un message simple et qui s’y tiennent. Par exemple, celui qui est là pour jouer, pas pour se faire des amis et qui n’a de cesse de le répéter à qui veut l’entendre, la jeune fille naïve, la grande gueule, celui qui est venu en couple, le jaloux, l’excentrique … En regardant chaque saison de Secret Story, on arrive à classer les personnages qui seront présents jusqu’à la fin. Ceux qui sont mémorables ont le plus de chance de rester « en vie » jusqu’à la toute fin (comme, par exemple, Benoît, Xavier, Tatiana …) C’est une des raisons pour lesquels tous les vainqueurs de l’émissions avaient des secrets de groupe. L’attention est plus facilement portée sur eux comme ils doivent travailler en équipe pour garder leur secret le plus longtemps possible. Ils passent plus de temps devant l’œil critique du spectateur (comme des personnages principaux auxquels on s’habitue) et on pourra les voir évoluer seulement si on les garde dans l’émission.

L’autre avantage qu’a Secret Story (et sans doute d’autres émissions, faites-le moi savoir dans les commentaires) avec cette histoire de secret, c’est que dans leur volonté de préserver ce secret, les candidats doivent souvent user de la ruse pour parvenir à leurs fins. Cela aide le spectateur à se dire qu’il soutient un personnage intelligent, plein de ressources et ingénieux. Plus un concurrent sera mémorable, meilleures seront ses chances d’aller en finale (et pourquoi pas de gagner le jeu).
Certains spectateurs critiquent cette concentration autour de seulement quelques personnages de l’émission mais, le fait est qu’ils répondent à la demande des téléspectateurs qui s’intéressent aux personnages qui ont su se rendre indispensable pour l’histoire (là encore on peut se demander si la production est à l’origine de cette idée du concurrent ou pas).

Les critiques contre la téléréalité ?

Je suis la première à me moquer des personnages de téléréalité et je ne suis clairement pas la seule selon ma tweetline. Alors avant d’aborder cette partie de l’article, il faut savoir qu’en quinze ans, l’humanité a perdu en moyenne 7 points de Q.I. et que donc, de manière globale, on est donc quand même bien plus cons que nos parents, tous autant qu’on est.

Bref. Les candidats de téléréalité sont souvent critiqués pour leur « esprit vif » et leur « physique mieux traité que leur intellect ». Sans mentir, je fais souvent la remarque et c’est sans doute dans ce domaine que la téléréalité se sépare un peu des séries.

En effet, les séries ont un scénario, des dialogues écrits à l’avance et les personnages sont attachants car ils sont sortis de l’imaginaire de quelqu’un qui les a travaillés, modelés, façonnés, pour les rendre humains. Dans la téléréalité, même si beaucoup estiment l’histoire scriptée (et ce débat n’est pas vraiment le propos de l’article mais vous pouvez quand même l’entamer dans les commentaires), les candidats sont à nu. Ils n’ont pas un texte à la grammaire parfaite à apprendre (même si j’entends parfois des aberrations du subjonctif dans les séries), ils sont comme vous et moi (pour la plupart). Leur humour n’est peut-être pas parfait mais il est authentique. Alors peut-on vraiment regarder l’émission simplement pour se sentir intelligent, pour se moquer d’autres personnes ? C’est le cas de beaucoup et même si j’ai honte de l’admettre, ça a longtemps été mon cas.

La critique à apporter à la téléréalité, c’est le regard qu’on lui porte. Alors il est possible que la production joue sur cette frustration du téléspectateur en lui montrant des personnages aussi malins que lui pour qu’il se sente supérieur mais plus globalement, loin de nous montrer la réalité, la téléréalité nous dépeint notre société comme le fait les séries.

Et si l’un d’entre vous arrive à me dire avec un visage sérieux que les personnages de How I Met Your Mother sont des personnes brillantes, je ferais un erratum sur toute cette partie de l’article. Un personnage de téléréalité, ça n’est pas plus bête qu’un personnage de série (comme Scandall par exemple), ça n’a juste pas de répliques à apprendre.

Au final, est-ce que c’est bien, la téléréalité ?

C’est comme tout, ça dépend. Ce que j’essaye sur ce blog c’est appréhender les séries qu’on regarde d’une manière différente (d’où les récents articles sur la torture et le sexisme dans les séries). On peut tout regarder du moment qu’on regarde d’un œil critique ce qu’on nous sert. La téléréalité, c’est avant tout du divertissement. Qu’on regarde l’émission pour se sentir supérieur, parce qu’on veut suivre les aventures d’un personnage qu’on trouve particulièrement attachant ... on regarde parce que ça nous amuse.

Regarder la téléréalité ne fera pas de vous une copie de candidat de téléréalité (vous ne deviendrez pas Nabila en regardant la TV, rassurez-vous) tout comme regarder The Vampire Diaries ne fera pas de vous un tueur en série ou un malade atteint du syndrome de Renfield. On est assez grands pour faire la part des choses et se divertir de manière raisonnée.

Conclusion : téléréalité VS séries, le bilan

Cette conclusion va être rapide. Je regarde actuellement Secret Story, j’adore Fanny et Julien*, je ne supporte pas Sophia et Marvin**. Je regarde aussi The Vampire Diaries, j’adore Damon et Caroline, je déteste Elena. Je regarde aussi Nikita et je suis fan de Birkhoff. Qu’est-ce que vous en pensez ?

[*ndlr : il y a d’autres candidats qui trouvent grâce aux yeux de l’auteur de cet article, les lister tous aurait été long]
[**ndlr : il y a également beaucoup d’autres candidats que l’auteur de l’article n’apprécie pas du tout, les lister tous aurait été trop long aussi]

Certaines séries ont comprit le parallèle (comme Total Drama (appelé Défis Extrêmes en français), UnREAL …) et mettent en scène la téléréalité dans le cadre d’une série, preuve que les deux types de programmes ne sont pas si éloignés que ça.

Comme toujours, n'hésitez pas à me donner votre avis dans les commentaires et à débattre sur le sujet. Je vous retrouve très vite avec d'autres articles. Partagez cet article sur Twitter et Facebook avec le #TSTBlog !


TAG : LES HOMMES DE SERIES


Comme en ce moment je n’ai pas trop le temps d’écrire des articles fouillés sur une quelconque série (mais je commence à avoir le temps de finir/relire mon livre et ça, c’est top), le TAG est une alternative sympa, je vais donc en poster un ou deux dans les jours à venir histoire de remettre en marche le blog doucement mais sûrement. Ce tag vient du blogd’Alex, l’une de mes bloggeuses séries préférées (enfin ma bloggeuse série préférée en fait). La plupart des TAG de ce blog viennent d’elle donc je vous encourage à aller consulter ses articles, il y en a pour tous les goûts. Mais revenons au sujet du jour : les personnages masculins dans les séries.
Quel personnage masculin pourrait être ton meilleur ami ?

Même s’il y a un choix très varié de personnages masculins que j’adorerai avoir parmi mes amis, je pense que j’adorerai être amie avec quelqu’un comme Alec Lightwood (Shadowhunters). J’ai toujours adoré ce personnage (dans les livres et dans la série – le film ne compte PAS !) et j’admire tout particulièrement sa loyauté envers sa sœur et ses amis (Isabelle, Jace et même Clary par moments). Pour moi, c’est le meilleur ami idéal !

A l'inverse, avec quel personnage masculin ne pourrais-tu pas du tout t'entendre ?

J’ai mis du temps à chercher un personnage avec lequel je ne pourrais pas m’entendre, surtout parce que j’ai l’habitude d’adorer les personnages que tout le monde déteste ce qui rend difficile la tâche de me déplaire. Cependant, j’ai décidé d’arrêter mes recherches sur Sam (Supernatural) qui est un personnage qui, très franchement, n’a jamais réellement trouvé grâce à mes yeux. Je le trouve ennuyeux, et il a tendance à reprocher aux autres des erreurs qu’il se permet de commettre sans vraiment se soucier des conséquences et semble atteint du syndrome Elena ce qui veut dire qu’il souhaite tout le temps se sacrifier, refuse d’être sauvé, refuse de demander de l’aide et souhaite toujours participer mais faire les choses à sa façon. C’est donc le gagnant, il y a peu de chances pour que j’arrive à m’entendre avec lui.

Lequel d'entre eux est le meilleur leader ?

Là je vais tomber d’accord avec Alex qui dit préférer les leaders féminins puisque c’est une femme qui m’est venue à l’esprit (Nikita). Mais comme il faut choisir un homme, je vais partir sur Derek (Teen Wolf). Ceux qui me connaissent ne seront pas étonnés et ceux qui ne me connaissent pas me feront remarquer que Derek perd tous les membres de sa meute et qu’il n’arrive pas à rester Alpha bien longtemps. Toujours est-il que je trouve le personnage très intéressant dans son rôle de leader. Il tente de régler tous les problèmes, refuse de sacrifier qui que ce soit, essaye tant bien que mal de protéger ses amis / loupiots. Même s’il fini par être totalement dépassé par les événements, Derek a la persévérance qui fait de lui un bon leader.
Quel personnage masculin est le plus badass ?

Bon, là aussi c’est une femme qui m’est venue à l’esprit … C’est embêtant. Il faut donc partir à la recherche d’un homme. Je dirais que je trouve le personnage d’Oliver Queen (Arrow) très, très badass (surtout quand on le voit faire des tractions … je fonds). Et puis un homme qui sait se battre comme ça, comment ne pas le trouver fort, impressionnant, musclé … je m’égare.

Quel personnage masculin est le plus drôle ?

Là, ça se corse mais je vais choisir Sheldon (The Big Bang Theory) qui a beau être complètement malade, il réussit toujours à me faire rire. Chaque épisode est un plaisir à regarder et Sheldon rythme à lui seul chaque réplique (même si les autres personnages sont également très drôles, Sheldon est, lui, hilarant). C’est un personnage dont on ne se lasse pas et auquel on s’attache au fil des saisons.

Le meilleur père ?

Je ne sais pas si la question est « qui est le meilleur père » ou bien « qui serait le meilleur père ». Dans les deux cas, j’ai un peu de mal à répondre puisque tous les personnages sont des malades dans les séries. Enfin comme il faut en choisir un, je pense que je vais pencher pour Klaus (The Originals, The Vampire Diaries). Même si c’est le plus fou de tous,, Klaus est un père et il ferait tout pour protéger sa fille Hope, même renoncer à la voir grandir simplement pour la garder en sécurité. Je ne dis pas que c’est le père de l’année mais pour un père de série, il fait quand même un travail honorable.
Lequel d'entre eux est le meilleur "méchant" ?

Comment parler de Derek Hale dans une réponse sans ensuite parler de Ward (Agents Of S.H.I.E.L.D.) juste après. Vous le connaissez tous, c’est l’un de mes chouchous et c’est aussi l’un des meilleurs méchants de série (enfin pendant la saison 1 avant qu’il ne devienne plus trop utile). Super agent double, Ward est un tueur expérimenté, il n’a presque pas d’émotions (sauf en ce qui concerne Skye, ce qui le rend très intéressant) et surtout, il nous met sur le cul avec ce magnifique retournement de veste en fin de saison : superbe.

Celui que tu trouves le plus beau ?

C’est vache comme question … On va être honnêtes, j’hésite. Disons que l’un des intérêts des séries c’est le physique des acteurs (on ne va pas se mentir, c’est comme regarder les épreuves de plongeon aux J.O. pour David Boudia et Tom Daley). Disons que, sans surprises toujours, deux personnages sont au-dessus du panier en ce qui me concerne : Derek Hale* (interprété par Tyler Hoechlin) et Grant Ward (interprété par Brett Dalton). Dans les deux cas, les acteurs ont un charme fou, un visage parfait et … bref, ils sont parfaits et méritent leur place deux fois donc dans ce TAG.
(*ndlr : l'auteur de l'article a longuement hésité entre lesdits Derek et Ward, Neal Caffrey, Damon Salvatore. Nous nous excusons auprès des deux hommes qui n'ont pas obtenu le titre, ils avaient fait de leur mieux)

Quel personnage masculin est, selon toi, le petit-ami/mari idéal ?

Non mais là encore, c’est pas évident d’en trouver un ne serait-ce qu’équilibré. Je choisirais sans doute Barry Allen, quitte à en épouser un. L’avantage de Barry est qu’en plus d’être absolument mignon et très, très chou (le genre de type qu’on veut mettre dans son sac et promener de partout), il est aussi un vrai gentil. Pas le genre de gentils qui n’hésite pas non plus à mettre un pied sur la ligne de la méchanceté pour arriver à ses fins (hum … hum … Oliver Queen … hum … hum …), un véritable gentil qui veille sur les autres, est empathique et sait faire passer les sentiments des autres avant. Bref, épouse-moi Barry !


C'est tout pour ce TAG. Si vous voulez plus de réponses, je vous conseille de vous rendre sur le blog d'Alex pour découvrir sa version de ce TAG (et ses autres articles). J'espère revenir bientôt avec des articles plus "fouillés" et je vous tiens au courant de tout ça sur Facebook et, surtout, sur Twitter (jetez-y un oeil dans la rubrique "contact").

J'espère que cet article vous aura plus, n'hésitez pas à participer au TAG dans les commentaires ou bien sur votre propre blog, j'adorerai connaitre vos réponses !


samedi 27 août 2016

LA TORTURE DANS LES SERIES


Quand on voit Damon Salvatore (The Vampire Diaries) arracher le cœur de quelqu’un, ça nous choque moins que quand on le voit torturer quelqu’un … pourquoi ?
Vous l’aurez deviné, aujourd’hui nous allons parler de torture dans les séries (le titre de l’article vous aura peut-être mis la puce à l’oreille également.


Je ne suis sans doute pas la seule à adorer les séries de tout genre (fantastique, espionnage, chick flick …) mais quand il s’agit de scènes de torture, j’ai tendance à me renfermer sur moi-même et la série n’a plus la même … saveur.

Pour revenir à cette histoire de meurtre VS torture, je pense que la différence dans notre réaction vient du fait que l’horreur de ce qu’est un meurtre est une chose acquise depuis longtemps dans notre petite tête. Tuer, c’est mal. Fin de la discussion. Il n’y a pas une petite voix dans notre tête qui tente de nous faire croire que « tuer pour de bonnes raisons c’est super chouette ». D’ailleurs, dans les séries, les personnages qu’on qualifie de « bons » sont souvent opposés à l’idée même de tuer quelqu’un. Pour rester sur l’exemple de la série The Vampire Diaries, Elena Gilbert (qui est une véritable sainte) est drastiquement opposée au meurtre (même sur la personne de Klaus pendant un temps).

Mais quel est notre à priori sur la torture ? Clairement, dans notre tête, ça n’est pas si simple que ça. D’une certaine manière, notre volonté à faire du monde un monde manichéen (divisé entre le bien et le mal) ne nous aide pas à appréhender le concept même de torture tel qu’il nous est présenté dans les séries (surtout les séries américaines mais dans bien d’autres également). On nous présente la torture de deux manières différentes :

- comme le moyen trouvé par le méchant pour obtenir des informations en faisant du mal aux gentils (cas dans lequel notre vision manichéenne peut encore assimiler l’informations)

- comme le moyen utilisé par le gentil pour obtenir des informations qui pourront sauver plein de gens en faisant du mal au méchant …
Et là ça coince.

La vive critique de la torture dans les séries actuelles : actualité et parallèles

C’est cette seconde version qui a tant été critiquée par Amnesty International et même récemment par le Washington Post. Une manière d’interroger plus efficacement les criminels, la représentation « glorieuse » de la torture dans les séries américaines a réussie à changer l’opinion publique au sujet de la torture car plusieurs sondages ont révélé que les américains estimaient la torture de plus en plus justifiée dans certains cas. La faute n’est peut-être pas uniquement à rejeter sur les séries qui banalisent cette pratique (et qui, de manière même déguisée, l’utilisent tout au long de leurs épisodes mais ça, on en reparlera plus tard) puisqu’on est abreuvés d’informations qui « justifieraient » cette utilisation de la torture (dans les médias, dans la culture de la terreur …)
Un rapport du Sénat américain a récemment dévoilé les méthodes de tortures qui avaient été utilisées récemment sur des douzaines de détenus (dont une grande partie était détenue à tord). Je vous laisse chercher sur Google par vous-même si vous voulez plus de détail sur ce que ces personnes ont subi (c’est facilement retrouvable et je ne souhaite pas développer dans cet article).

Quel rapport avec les séries ?

Alors pendant que je vous tiens, vous allez sans doute me demander quel est le rapport entre la torture d’un loup-garou dans une série au réalisme discutable et la torture d’un prisonnier sur le sol américain … Et vous avez clairement raison de poser la question mais ça a absolument tout à voir l’un avec l’autre.

L’opinion publique est quelque chose d’important. L’assentiment du peuple permet de faire beaucoup de choses qui seraient impossibles sans leur accord. Voir vos héros préférés avoir recours à la torture dans des « situations d’extrême urgence » pour « sauver le monde grâce à l’information capitale obtenue » … ça dédouane sur le papier. En réalité, c’est moche et prouvé comme inefficace. Selon un rapport du Comité sur l’Espionnage du Sénat américain (rapport qui contredit les affirmations de la CIA), les découvertes majeures dans différentes affaires venaient de détenus qui avaient choisi de coopérer avant d’être torturés. De plus, les informations découvertes par la torture sont souvent fausses/fabriquées (peut-on les en blâmer ? torturée je pense que je dirais n’importe quoi pour m’en sortir, je suis faible comme ça).

La question qu’on est en droit de se poser est donc la suivante : pourquoi les séries présentent-elles la torture comme efficace ? Pourquoi les héros utilisent-ils la torture sur les autres personnages ? En bref, pour quelle raison la torture est-elle banalisée sur le petit comme sur le grand écran ?
Là, on ne peut qu’emmètre des suppositions mais aux vues du dernier rapport concernant les activités de la CIA en matière de torture, on peut estimer que la fiction est utilisée afin de « faire passer la pilule ». Même si on sait que les séries n’ont rien de réel, on estime quand même qu’elles s’inspirent du réel, qu’elles représentent de réelles problématiques. D’un côté, on a raison de le penser puisque la torture est une problématique actuelle et qu’elle est vastement utilisée dans encore beaucoup d’Etats (dont la France, malheureusement pour notre petit côté chauvin). D’autre part, les « vertus » de la torture comme elles sont présentées dans les séries, ont un petit goût de pourri.

Présenter la torture de façon « positive » (soit comme un moindre mal – à choisir entre torturer un fou pour obtenir des informations et laisser mourir une centaine de personnes) est une activité dangereuse. Non seulement des études ont prouvé que la torture n’était pas une méthode efficace mais en plus, les atteintes aux droits de l’homme sont manifestes. Cependant, la torture est présentée de manière « positive » à la TV quand les héros l’utilisent. Ils se sentent mal après, mais c’était pour l’intérêt général. C’est ici que réside le plus gros du problème et c’est cette banalisation qui est la plus dangereuse.

Les différents types de torture utilisés à la télévision

La notion de torture est assez vaste. Par exemple, le Contrôleur des lieux de privation de liberté (la personne qui, en France, est chargée de vérifier le respect des droits de l’homme dans les prisons …) estime qu’empêcher un enfant de voir ses parents constitue déjà de la torture. Vous voyez, la liste est longue.
Pour ma part, je vais vous ranger la torture dans trois catégories : la torture physique, la torture psychologique et celle que je trouve « à cheval » entre les deux.

La torture physique :

C’est celle qu’on connait le plus. Vous plantez des petits couteaux dans le corps d’une personne pour lui faire avouer quelque chose. C’est percutant, violent et vous n’avez aucun doute sur ce que c’est : de la torture. On retrouve ce genre de scènes à de nombreuses reprises dans la série Scandal et elles sont exécutées par des personnages auxquels on s’est attachés, qui sont les héros de l’histoire (vous voyez comment la scène est amenée et comment ça coince ?) Le héros est celui qui torture et on nous fait savoir que c’est pour une bonne raison, pour protéger … Mais oui …

La torture psychologique :

J’ai en tête une série qui est entièrement construite sur ce type de torture : Pretty Little Liars. Au premier abord, la série paraît être une simple série pour ados de type Gossip Girl (et là aussi on peut y revenir même si ça relève plus de harcèlement que de la torture psychologique) mais au fil des épisodes, un côté beaucoup plus sombre se dévoile. En subissant les persécutions de l’anonyme « A », les quatre filles voient leurs vies totalement retournées. Elles ne peuvent plus faire le moindre pas sans suspecter une présence derrière elles, elles n’osent plus se confier à leur famille de peur de leur faire du mal, « A », à plusieurs reprises, blesse leurs proches et elles se sentent responsables car elles n’ont pas obéit. Cette dynamique les entraîne dans un état de stress permanant, une peur panique de la moindre ombre. On retrouve cette torture psychologique quand les filles sont enfermées et qu’A les forces à « électrocuter » l’une de leurs amies. On apprendra plus tard qu’elles n’ont, en réalité, électrocuté personne mais bien après.

D’ailleurs, face à la violence de cette torture psychologique, les filles de la série ne sont pas si détruite que ça. La série ne nous montre pas les réels effets d’une telle torture, d’un tel harcèlement. On sait que A est méchant(e) mais on lui offre une rédemption à la fin et tout va bien dans le meilleur des mondes. Certes, les filles sont sur leurs gardes mais les effets de la torture sur quelqu’un, ça ne ressemble pas à ça. Au minimum, elles devraient souffrir de stress post-traumatique (et franchement, ça ne ressemble pas à ce qu’on voit à l’écran).

On va passer un peu sur ce sujet mais vous êtes les bienvenus pour donner votre avis et des suggestions sur certaines choses que j’aurais pu manquer (dans d’autres séries parce que ça n’est pas propre à PLL). Et si vous pensez que j’ai tord (c’est peut-être le cas), tenez-moi au courant.

Le machin un peu à cheval entre les deux :

Je l’avoue, c’est un peu ma catégorie « fourre-tout » mais là, c’est quelque chose de plus « caché ». Je mets là-dedans tous les mauvais traitements. Je m’explique avec, comme exemple The Vampire Diaries et The Originals, deux séries que j’adore mais qui me forcent un peu à remettre en cause certaines choses. Pour ceux qui ne situent pas, ces séries ont un point commun : les vampires qui se dessèchent quand on les prive de sang. Alors, oui, c’est cool et tout pour se débarrasser des méchants et ils peuvent toujours revenir à la vie après, génial. Maintenant, pensez à un prisonnier qu’on priverait de nourriture, c’est exactement la même chose sauf que ça n’est pas estampillé « surnaturel » pour se dédouaner. Une personne privée d’eau et de nourriture, ça meurt – c’est aussi con que ça. Un vampire privé de sang, ça meurt temporairement. Dans les deux cas, on assista à quelqu’un traité de manière totalement inhumaine pour le contenir. Quand Damon Salvatore est enfermé dans la cave, assoiffé, pendant plusieurs épisodes, qu’on le voit souffrir pendant les premiers épisodes de la série, c’est de la torture et c’en est l’un des meilleurs exemples.

Pas besoin de grand-chose d’élaboré pour torturer quelqu’un, pas besoin de chaînes et de couteaux. Cette manière de faire est aussi utilisée dans The Originals où Klaus décide d’emmurer les gens vivants (en gros de les priver de sang aussi, on parle toujours de vampires ne l’oublions pas) et fini d’ailleurs enfermé dans son mur lui-même.



Quelle conclusion peut-on en tirer exactement ? Cette utilisation de la torture peut-elle vraiment avoir une influence sur notre façon de voir les choses ? Peut-être que oui quand on entend parler les gens sur l’utilisation de la torture sur – par exemple – les terroristes. Alors on peut crier tant qu’on veut contre l’utilisation de la torture mais quand on n’est même plus choqués de voir des gens torturés à la TV et que ça devient habituel, presque banal de voir ces mauvais traitements, est-ce vraiment si étonnant que ça que peu de personnes s’élèvent contre la prison de Guantanamo.

Avec cet article, je ne tiens pas à montrer que toutes les séries sont diaboliques puisque je les regarde moi-même mais quand on regarde une série, un film ou autre chose, on est toujours en droit de se demander pourquoi les choses sont faites d’une manière ou d’une autre. Pourquoi la torture n’est-elle pas réservée qu’aux méchants ? Et bien parce que ceux qu’on nous présente comme les gentils dans la vraie vie utilisent la torture et que, pour eux, ça serait top qu’on en vienne même à cautionner leurs activités, aussi inhumaine soient-elles.


N’hésitez pas de donner votre avis et d’émette des hypothèses, j’adorerai savoir ce que vous penses sur le sujet et n’hésites surtout pas à échanger sur tout ça, pour me contacter c'est dans les commentaires et sur Twitter, vous pouvez partager l'article !


jeudi 25 août 2016

LES SERIES SONT-ELLES SEXISTES ?

Aujourd’hui, vous allez m’aider à répondre à une petite question : les séries que nous regardons sont-elles sexistes ? Et ça risque d’être long.

Ca fait un petit moment que je me pose cette question et après avoir lu un article sur le sexisme dans les romans (matériau de base de plusieurs séries). Comme je ne veux pas pondre un bouquin sexiste, j’ai décidé de le lire et j’ai constaté avec plaisir que je passais les principaux tests. C’est bien. Plus récemment, j’ai lu l’article sur lespersonnages badass d’Alex qui m’a fait réfléchir également. Aussi badass les femmes soient-elles dans les séries, sont-elles vraiment représentées de manière si positive que ça ? Après mûre réflexion, vous imaginez bien que ma réponse va être nuancée alors commençons.

Annalise Keating, badasse mais solitaire
Les séries tentent de faire un effort, c’est admirable. De plus en plus, on rencontre des personnages féminins qui ne sont pas que des ficus dans l’entrée d’une maison et on peut dire que de ce côté, les progrès sont fulgurants. Cependant, à l’inverse des hommes, les personnages féminins sont souvent simples et un peu caricaturaux. Je vous donne le merveilleux exemple d’Annalise Keating dans How To Get Away With Murder qui, pour bon nombre d’entre nous, est un personnage impressionnant, fort, intelligent et pourtant, comme toutes les femmes fortes dans les séries, son utérus n’est pas en état de marche, elle n’arrive pas à entretenir de saines relations sentimentales et, par-dessus le marché, utilise son corps pour manipuler les hommes et non pour son propre plaisir, que les femmes sont méchantes.

Je dis ça sous le ton de la plaisanterie mais, aussi déplorable que ça puisse paraître, Annalise Keating est l’un des personnages les plus emblématiques du féminisme de comptoir dans les séries américaines. Alors qu’un homme peut avoir du succès, une famille, des relations (pas toujours réussies mais, dans l’essentiel, intéressantes), une femme n’a généralement pas ce droit puisqu’elle doit choisir entre sa carrière et le reste. Une femme forte, passionnée par son travail et ambitieuse n’a donc pas le droit d’être autre chose qu’un robot sans sentiments ou bien, quand elle en a, des sentiments jamais réciproques (ou très rarement – voir la jurisprudence Blair Waldorf / Nate Archibald si vous avez encore des doutes à ce sujet).

C'est bien parce que je n'avais pas de photo des combats ...
A l’inverse, les femmes qui, elles, ont le droit à des sentiments se retrouvent souvent manipulées par les hommes qui, évidemment, ne veulent d’elles que pour leur physique, c’est toujours très subtile comme représentation de la gente masculine je ne vous le fait pas dire. La différenciation Blair/Serena dans la série Gossip Girl (puisqu’on en parlait à l’instant) représente assez bien ce chemin à deux vitesses et cette carricaturisation des personnages féminins : d’un côté, une blonde un peu superficielle à la recherche du grand amour, sensible, qui ne s’intéresse pas vraiment à ses études et souhaite réussir mais n’en fait pas son but principal ; de l’autre, une jeune femme froide, distante, qui manipule les autres pour arriver à ses fins, ambitieuse, passionnée mais incapable d’avoir une relation saine (et elle finit même sauvée par l’amour d’un homme qui la prend comme elle est et qu’elle arrive aussi à sauver, c’est tellement beau). Même si la relation Blair/Chuck est adorable et vraiment intéressante, c’est celle Blair/Nate qui m’intéresse le plus dans cette série puisque les quelques premières saisons sont les plus dramatique en ce qui concerne le traitement de ses deux personnages féminins principaux. On a, dès le premier épisode, deux stéréotypes de femmes qui sont forcées de se détester pour l’amour d’un homme – sinon on ne serait pas dans une dynamique de femmes puisque, comme nous le savons tous, se jeter à la gorge les unes des autres pour un mec, c’est notre passe-temps favori [insérer ici un soupir de désespoir].

Les épisodes passent et on retrouve clairement ce schéma lorsque Serena décide de ne pas s’inscrire à l’Université, quand elle décide d’abandonner un cours parce qu’elle couche avec l’enseignant qui le dispense … Tout au long de la série, elle est cantonnée à être un personnage gentil et naïf qui ne connait que l’amour des hommes pour dicter sa vie.

A l’inverse, Blair choisir son avenir mais elle en est bien punie également puisque l’amour ne lui sourit jamais, que les seules relations qu’elle parvient à conserver sont souvent destructrices et qu’elle en souffre. C’est bien fait, elle n’avait qu’à pas se choisir elle-même, voilà une bonne leçon de donnée.

Curieusement, on observe une volonté de créer des personnages féminins forts et indépendants dans diverses séries mais tous ces personnages ont la vie dure. Je vais faire un écart et parler d’une série qui, malgré ce qu’on peut en penser avant de l’avoir regardée, arrive par moments à quitter ce sexisme assimilé pour nous présenter des personnages féminins fascinants, j’ai nommé Game Of Thrones. Pourtant, avec un ratio seins/pénis négatif, on pourrait s’attendre à ce que je pousse des cris courroucés sur le traitement des femmes dans la série et même si on peut clairement argumenter dans ce sens, j’ai trouvé la série curieusement novatrice dans le domaine de la représentation féministe.

Tout d’abord, on a plusieurs personnages qui sont des femmes indépendantes, intelligentes et pleines de ressources comme Arya Stark, Sansa Stark – même si elle ne fait pas l’unanimité, je trouve ce personnage très intéressant puisqu’elle grandit au fil des épisodes d’une fille naïve à une femme beaucoup plus intelligente et avertie – Brienne Of Tarth … Ensuite, on a Daenerys Targaryen, une femme politique, pleine de pouvoirs étranges, déterminée, intelligente et passionnée. Elle se laisse souvent emportée mais elle est un stratège fascinant et, point positif, elle n’utilise pas sa sexualité pour manipuler les hommes (enfin pas uniquement pour ça). Daenerys est une femme qui sait ce qu’elle veut, qui sait se faire plaisir et qui peut avoir une réelle relation comme elle nous l’a prouvé à deux reprises (si je ne me trompe pas). Curieusement, c’est la série que j’aurais qualifié de sexiste en un claquement de doigts qui l’est le moins. Qui l’eut cru.

Voici le légendaire thigh gap !
On passe maintenant à une autre petite chose qui m’a toujours dérangée dans les séries, le traitement de l’image des femmes (promis, j’ai bientôt fini). Quand une femme est compétente, intelligente, presque heureuse en amour, a des valeurs morales et tout le tralala, elle est mince. Ah oui, vous ne pouviez quand même pas vous attendre à une femme lambda qui aurait une vie heureuse, indépendante et sentimentale par-dessus le marché ! J’appelle ça le syndrome Nikita puisque c’est ce personnage qui m’a, en premier lieu, fait remarquer ce problème. J’adore la série éponyme mais pour une femme qui se bat, qui est une sportive impressionnante et qui peut botte le cul de l’importe quel homme, elle manque terriblement de muscles. Oui, tout le muscle s’étant transformé en air, la femme qui aurait gagné en authenticité à être musclée est simplement devenu maigre, fine. Certes, elle est magnifique mais est-ce vraiment ça qui rend le personnage authentique ? Cette espionne ne devrait-elle pas être une sportive avant tout ? La même question peut être posée au sujet d’Alex sa partenaire de mission qui est une magnifique jeune femme sans jamais le moindre bouton sur le nez (autre problème des personnages parfaits mais ça sera pour un autre jour) et qui, dans un monde où les personnages masculins sont tous bâtis comme Michael Phelps, est dramatiquement mince et pas du tout musclée.

Alors que le standard pour les hommes est un corps de dieu grec parce qu’ils sont des espions, des sportifs et que c’est cool de nous les montrer s’entraînant torse-nu, pourquoi les personnages féminins sont traités différemment ? Là encore on pourrait soulever que les hommes doivent être massifs et imposants alors que les femmes doivent utiliser d’autres armes … souvent physiques.

Photopromo de la série The Americans ...
Puisqu’on en parle, et je terminerai sans doute par ça, je me posais aussi la question de l’utilisation de la sexualité des femmes comme arme face aux hommes. En regardant la première scène de la série The Americans (qui au-delà de ça est une très bonne série sur la guerre froide), je me suis demandé si cette idée que les hommes son manipulables par une simple fellation était plus dommageable pour les femmes ou pour les hommes. D’une certaine manière, on nous enseigne qu’un homme est tellement con qu’il ne saurait résister une femme consentante (mais elle est toujours mince et jolie, on garde ça en tête) et qu’il serait prêt à laisser échapper des informations très importantes en confidence sur l’oreiller … Donc dans les séries, les femmes sont des sirènes qui utilisent leur corps pour charmer et les hommes sont stupides.

Je n’ai pas dit que ça s’appliquait à tous les personnages de séries (femmes et hommes confondus). Il y a fort heureusement des personnages qui échappent à ces problèmes (même si la silhouette mince des femmes est quand-même largement majoritaire, faites-le moi savoir quand vous verrez une femme sans thigh gap dans une série dans laquelle « être grosse » - parce que oui, ne pas avoir de thigh gap dans une série c’est déjà être grosse, tragiquement – n’est pas l’identité même de son personnage) et on peut trouver des séries assez progressistes dans ce sens mais, clairement, on n’est pas encore arrivées à pondre une série dans laquelle les personnages féminins échappent à ces catégories bien séparées.


J’ai espoir qu’on y arrive un de ces jours et je pense bien que ça sera le cas, en attendant, je vais continuer à regarder mes séries et à me poser des questions. Je ne suis pas possiblement la seule à m’interroger sur ce sujet donc n’hésitez pas à me donner votre avis et à compléter cet article puisque j’ai très certainement oublié beaucoup de choses (il est minuit, comprenez-moi).